Voilà, il fait un peu meilleur, alors tout à coup, ça démarre : tout se met à bourgeonner au jardin, et on a envie de tout faire à la fois ! Il reste à finir la taille des rosiers, à nettoyer les platebandes de vivaces (mais pas encore trop, gare au gel tardif !), à préparer le point d'eau pour qu'il soit prêt à accueillir les mamours des tritons et autres crapauds, et surtout, à donner un petit air printanier à la maison. C'est lancé ! Va falloir harmoniser tout ça : 
Voilà ce que ça donne, avec de jolis petits oxalis, quelques traditionnelles viola cornuta, et une plante à minuscules fleurs blanches (pas pu la déterminer, help !)





Et puis, il y a l'histoire de mon pinus mugo, qui non seulement s'est fait boulotter par des chenilles les deux étés précédents, mais dont une branche maîtresse s'est cassée cet hiver sous le poids de la neige, ce qui a entamé le tronc jusqu'au coeur. Il a donc fallu se résoudre à l'abattre. J'ai dû appeler Mr. Homme-Dream à la rescousse, pasque hein, on a beau être une grand-mère pleine d'énergie, parfois il faut un peu plus de biceps ! Alors voilà, on s'y est mis :

Demain, un ami bûcheron vient "dessoucher", il est bien mieux équipé que nous... parce que tu comprends, je veux faire place nette pour remplacer ce pin : il me faut un nouvel arbre pour les petits oiseaux, le bruit du vent dans les feuilles, et l'harmonie du paysage ! Après avoir tergiversé longtemps sur l'essence que j'allais choisir, je me suis finalement décidée pour un bouleau pleureur (betula pendula Youngii) : on peut le limiter à une hauteur raisonnable (dès qu'on ne le tuteure plus à la verticale, les branches se mettent à "pleurer" et la flèche s'incline), il prend une forme très esthétique, et son ombre est légère, ce qui est important à cause des platebandes adjacentes. De plus, il supporte facilement les sols calcaires. Le rêve, quoi !
Alors, on s'est mis en piste (merci Mr Homme-Dream, qui a sacrifié sa virée en VTT !) pour trouver "le" bouleau : la jardinerie la plus proche n'en avait qu'un, et je ne le trouvais pas assez équilibré. On est donc parti chez un pépiniériste, et puis zut, il n'en avait que deux : un bizarroïde formé artificiellement en parasol, et un splendide, mais arrêté petit à 1m 50, ce qui ne me convenait pas. Un quart d'heure avant la fermeture, nous sommes arrivés à mon garden center préféré, et voilà que je l'ai trouvé : juste la bonne taille pour bien démarrer, bien formé, et cerise sur le gâteau, plus avantageux qu'ailleurs. Allez, on l'embarque !
Heu..... l'est un peu long ! Le gentil jardinier, pour ne pas qu'on casse de branches, nous l'a enfilé dans un manchon en plastique en grimpant sur une échelle. Les gens autour se marraient ! Et il a fallu le charger dans la voiture : après moultes tentatives et versions différentes d'inclinaison des sièges (environ 20 minutes d'essais...), il a été casé ! Voyage retour mollo, moi assise à l'arrière en tenant un balai à neige coincé dans le capot du coffre pour qu'il ne retombe pas... fallait pas le décapiter, mon betula, quand même ! Sac en plastique en guise de drapeau rouge, et mouchoir blanc bordé de dentelle pour attacher les branchilles qui dépassent.... (c'est tout ce que j'avais sous la main) Un vrai Comic (s)trip !
Voilà, nous sommes arrivés à bon port ! Il ne reste plus qu'à planter (demain...)
Pour arrêter de te "barber" avec mes histoires de bouleau, je t'offre encore quelques hellébores orientales :




On a bien bossé, non ? Bonne semaine à tous !