Une toute belle !!!
Qui voilà, bien arrimée dans les touffes de lavande ? C'est la jolie épeire fasciée ! Un petit monstre haut en couleurs ! C'est une araignée qui pour moi a un aspect 'clean', des dessins bien nets, et de jolies rayures bien délimitées. Du coup, elle ne m'effraie pas trop et je l'admire tous les jours, juste au bord de ma terrasse !
Voici là bête...

Son nom scientifique est argiope bruennichi. Elle est l'une des plus grosses araignées tisseuses de pièges circulaires d'Europe ! Elle se tient la tête en bas au centre de sa toile, qui est renforcée par un zigzag de soie appelé stabilimentum, dont le rôle est de consolider le piège. C'est en quelque sorte sa marque de fabrique !
Voici l'épeire vue de l'arrière, avec le stabilimentum bien visible :

Cette charmante petite bête pratique le cannibalisme sexuel : après l'accouplement, la femelle tue le mâle et le consomme ! Beurk... Elle pond ensuite ses oeufs dans un cocon déposé au pied de la toile, puis meurt aux premiers froids de l'automne. Les oeufs éclosent rapidement, mais les bébés restent bien à l'abri dans leur cocon jusqu'au milieu du printemps.
Voici encore une vue que j'ajoute même si elle n'est pas très bonne : on y distingue la belle régularité de la toile :

Et puis, comme dans la plupart des jardins, il y a aussi la classique épeire diadème, araneus diadematus, qui a tissé sa toile dans une palme de washingtonia filifera et, sur la deuxième photo, est en train d'emmailloter une proie :

L'épeire diadème, si elle est bonne tisseuse, n'est pas bonne couturière: elle ne sait pas réparer sa toile ! Alors, tous les matins à l'aube, elle en tisse une nouvelle, bien régulière, de 40 à 50 centimètres de diamètre. Mais elle est écolo : elle recycle ! En effet, pour économiser de l'énergie, elle absorbe la toile de la veille !
Là aussi, la femelle aurait des tendances cannibales, mais Monsieur est un peu plus futé ! Pour garder la vie sauve, il offre un cadeau à sa belle, une proie amoureusement capturée et bien emmaillotée dans un cocon de soie ! Ah les femmes, toutes les mêmes...
Et puis mes buis, ici buxus sempervirens variegatus, sont remplis de nids de tégénères, qui font le guet à leur orifice et s'y cachent dès la moindre vibration :

Tout ce petit monde mène sa vie au jardin, avec bien d'autres espèces assez difficiles à capturer dans l'objectif (pas simple de focaliser sur ces bestioles presque transparentes et aux pattes si fines ! Ferai à nouveau des tentatives...)
Pour finir sur une note un peu moins effrayante, je te montre mon Aeschynantus speciosus. Dans mon post du 2 février, je t'avais montré les boutures offertes par mon amie Bia. Eh bien, elles ont pris racine, je les ai plantées, et voilà le résultat ! Pour une première floraison, c'est pas si mal ! Et il y a encore bien des boutons...


Et voici le bouquet final, avec les belles remontées de trois de mes rosiers : Ghislaine de Féligonde, Schackenborg, et Forever :

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A bientôt !
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31 Août 2009 à 17:02 dans
- Jardin

















































