Eh oui, je t'ai promis des roses, alors en voici... mais j'ai eu du mal à m'y tenir, car le jardin est à son comble et on ne sait plus où donner de l'objectif... Comme la 'reine des fleurs' aime bien jouer les vedettes, je lui consacre tout de même ce post. Je te montre donc les premières écloses, d'autres belles étant encore en gestation dans leurs bourgeons. Tu feras leur connaissance en temps utile !
Bien que j'aime admirer les roses dans les parcs et jardins, j'ai personnellement un 'faible' pour celles qui jouent les naturelles, voire même les sauvageonnes. Les plus sophistiquées ne cadrent pas dans mon jardin qui côtoie les pâturages (tu te rends compte, j'entends les cloches de nos bonnes vaches suisses depuis mon lit !).
Alors, je te présente d'abord mon préféré : Paul's Himalayan Musk. C'est un rosier-liane Moschata, obtention de W. Paul en 1916, que j'ai lancé à l'assaut d'un vieux prunier improductif pour qu'il l'habille d'une robe de fête ! Sa floraison en petits pompons, de teinte rose pâle avec des nuances légèrement parme, n'est pas remontante. Mais alors, en juin, quel spectacle ! En quatre ans, il a quasiment atteint le sommet de l'arbre !
Au chapitre de la douceur, rien de plus tendre que New Dawn, un grimpant remontant, hybride de rosa wichuraiana, obtention de Dreer 1930. Sur le conseil du rosiériste, je l'ai planté à côté de Paul's, pour avoir tout de même une floraison remontante d'un teinte un peu similaire. Il n'atteindra toutefois pas la hauteur de son voisin, mais se cantonnera à 3-4 m. C'est un rosier vigoureux, très résistant aux maladies et bien rustique :
Et pour changer de ton, voici le petit rosier 'Forever' dont la teinte varie de l'abricot jusqu'au rose pâle aux divers stades de sa floraison. Il s'agit en principe d'un rosier miniature, dont j'ai acheté l'année dernière 3 exemplaires dans de tout petits pots en grande surface. Comme j'ai beaucoup aimé leur floraison, je les ai bien soignés, puis plantés dans des pots plus grands, et je les ai bien taillés ce printemps. voici que les 'miniatures' atteignent 40-50 cm et fleurissent de plus belle :
Et puis l'année dernière j'ai ramené des journées de Vaumarcus le petit rosier polyantha 'Britannia', obtention Burbage Nursery 1929, acquis chez Tchanz. ll a bien repris et offre sa floraison simple, rose magenta au coeur blanc. Il s'agit d'une variété remontante, bien résistante et florifère.
et Cocorico ! bien que je sois gauloise d'origine, ce tricolore n'était pas intentionnel.... les campanules persicifolia se sont ressemées toutes seules... pour afficher les couleurs de la France !
Et puis j'ai aussi une belle danoise : Schackenborg, une rose obtenue par Poulsen en 1995 mais qui s'apparente aux roses anglaises, et qui peut facilement être cultivée en pot, ce qui est le cas chez moi :
Et voici encore un petit dernier, 'Sourire d'orchidée', un hybride moderne obtenu par P. Croix en 1985. C'est un rosier grimpant atteignant 2-3 m, bien remontant et résistant. Ses bourgeons sont d'abord d'un rose soutenu, puis au fur et à mesure de l'épanouissement de la fleur, celle-ci pâlit en un rose délicat pour terminer presque blanche. Je trouve ce rosier adorable, sa légèreté et sa délicatesse ont été un vrai coup de coeur !
C'est sur ce sourire-là que je te quitte, avec une petite vue sur Victoria, dont les petits gardiens de buis viennent de passer chez le coiffeur... (oui, oui, faut mettre des gants, je sais... mais que fait-on du doigté de Figaro avec la cisaille ? ça vaut bien quelques cloques, non ?) Biz