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Homedream

Pot-pourri automnal

Hier, c'était la grande brocante du Landeron... un événement dont les chineurs en tout genre sont friands ! Du coup, je suis aussi allée y fouiner avec Mr Homme Dream, et j'ai trouvé ceci :

 

 

C'est une ancienne boîte à herboriser, où l'on rangeait la cueillette que l'on souhaitait ensuite mettre sous presse et sécher pour la constitution d'un herbier. 

C'est la maison Deyrolle en France, fondée en 1831, qui a lancé ce modèle et qui le commercialise aujourd'hui encore sous cette forme. Cette entreprise est spécialisée en collections et planches botaniques et entomologiques destinées avant tout aux écoles ou autres mordus, et propose aussi le matériel nécessaire au collectionneur.

J'ai trouvé la description de ce genre de boîte sur internet, dans un tout vieux livre que je n'ai malheureusement pas réussi à identifier :

 

 

Toujours est-il que selon toute vraissemblance, la boîte que j'ai trouvée date de la fin du 19è siècle, époque où l'en faisait fréquemment usage. Bien que l'objet ne soit pas une rareté, je suis quand même bien contente de cette trouvaille. La voici plus en détail :

 Et si tu veux découvrir quelques curiosités automnales, clique sur suite !

 (Suite)

Promenade sur ma montagne

Eh oui, après un gros orage de grêle mardi, heureusement sans dégâts majeurs pour le jardin, la pluie est enfin venue abreuver les assoiffées... mais quelle pluie ! de véritables trombes. Enfin, il en fallait, et aujourd'hui le soleil est de retour. Tout ça pour dire qu'il n'y a pas eu grand-chose à faire au jardin... à part nettoyer !

Alors aujourd'hui, je t'emmène faire une promenade sur ma montagne. Je dis 'ma montagne' parce que mon Homedream est construit sur son flanc, je n'ai qu'à quitter la maison pour entamer la balade à travers pâturages. Alors, à fin août, je suis partie au soleil levant pour respirer l'odeur de l'herbe humide. Tu viens aussi ?

          Le soleil levant baigne les prés de sa belle lumière rasante   Bientôt on aperçoit le panorama de la ville, puis on poursuit l'ascension vers la forêt   Le vallon est encore endormi sous la brume. A partir de là, une bonne heure de marche conduit au sommet à travers la forêt. De là, on bénéficie d'une vue panoramique sur les montagnes environnantes, et l'on aperçoit même tout au loin le Grand Ballon d'Alsace dans les Vosges (deuxième photo)
         Les braves vaches suisses (ici des Grisonnes et des Simmenthal) ajoutent la note bucolique...Les pâturages sont émaillés de fleurs, dont la floraison touche malheureusement bientôt à sa fin... Et voici un églantier qui a formé une excroissance parasitaire qu'on surnomme chez nous 'barbe de St-Nicolas'

Voici pour la promenade sur ma montagne... une bien belle région où j'apprécie beaucoup de vivre !

Belle semaine à toi !


Billet rose...

Semaine faste s'il en fut : j'ai l'immense joie de te présenter ma petite-fille

Ambre

née le lundi 3 août ! Elle fait le bonheur de toute la famille et je tiens à féliciter mon fiston, l'heureux papa, et à dire un tout grand merci à ma belle-fille qui nous a fait ce si beau cadeau !

Je lui souhaite tout le bonheur du monde !

 

Me voici donc devenue grand-maman pour la deuxième fois... j'espère que mes petits-enfants sauront aimer la nature comme moi et seront les artisans, à leur échelle, de la protection et du renouvellement de notre belle planète.

 

A propos nature, si ça te dit de voir notre balade dominicale, clique sur suite... 

 (Suite)

Balade dans la tourbière

Eh oui, je suis bien allée en Alsace ! Regarde, la preuve :

Mais le petit reportage surprise, ce n'était pas ça.... En fait, nous voulions profiter de cette escapade pour visiter le Jardin de Berchigranges, à Granges sur Vologne dans les Vosges. Certainement une référence pour la plupart des jardinautes et autres amateurs.... 

C'est alors que la météo nous a joué des tours... "la ligne bleue des Vosges" s'est progressivement assombrie pour passer bientôt en statut d'alerte orange, et pendant la nuit des orages extrêmement violents on éclaté, accompagnés de trombes d'eau incroyables!  Comme je me faisais une telle fête de cette visite, nous avons préféré la remettre pour en profiter dans de meilleures conditions... Donc, le petit reportage, il s'est noyé dans les averses et nous avons pris prématurément le chemin du retour!

Alors voilà, en lieu et place je t'emmène faire la promenade de ce dimanche après-midi, à une heure de voiture de chez nous. Tu veux venir dans la tourbière ? ... clique sur 'suite'...

 

 (Suite)

Une page se tourne...

Notre chatoune s'en est allée... Kitty a rejoint le plus beau des jardins ! Après une joyeuse existence auprès de nous, je l'ai accompagnée pour son dernier voyage.

Revenue d'une escapade nocturne dont elle était coutumière en boîtant profondément et en souffrant beaucoup, le diagnostic est tombé : rupture totale des ligaments croisés du 'genou' arrière gauche. Seule une délicate opération, suivie d'un 'enfermement' de trois semaines pour cette chatte éprise de liberté, puis de deux mois de physiothérapie, auraient pu lui redonner une certaine mobilité. En regard de son âge déjà respectable, je n'ai pas voului lui infliger ces épreuves. Décision ô combien difficile, mais que je crois juste. Aussi ai-je préféré donner à Kitty sa liberté définitive, après les nombreuses belles années en notre compagnie.

En souvenir, je te livre quelques-unes ses facéties, qui ont accompagné notre quotidien...

Toute petite déjà, elle allait se nicher dans des endroits inattendus...

comme parmi les peluches de enfants !

Puis elle a commencé à aimer l'escalade : la voici sur la cheminée et au sommet de la pergola :

  

 Et en bonne chatte de jardinière, elle a cultivé un amour immodéré pour les pots-de-fleurs !

 

Comme tous les chats, elle savait se mettre à l'aise !

Ses deux derniers gags ont été de s'installer dans la fontaine à oiseaux que je venais de vider pour la nettoyer, puis de se glisser entre les bambous que j'avais piqué dans mes semis pour.... éviter que les chats n'y aillent !

De ses yeux d'émeraude elle surveillait les allées et venues au jardin...

...et voici sa toute dernière photographie :

Une page s'est tournée, merci Kitty de nous avoir tenu compagnie pendant toutes ces années, sois heureuse au paradis des chats!


Métamorphose

Eh bien, me voici de retour parmi vous, amis de la blogosphère ! Le jardin a profité de ma courte absence pour "éclater", voilà comment je l'ai trouvé, à ma grande joie :

       La pelouse s'est transformée en prairie sauvage criblée de fleurs, tous les bourgeons éclatent, et même les fauves du jardin en son tout ébaubis ! Kitty se demande même si elle n'aurait pas attrapé une pupuce printanière... Et toi, dans tout ça, me diras-tu, où as-tu donc été traîner tes savates ? Eh bien devine.... Où crois-tu que ce soit ? Réponse dans quelques jours... Cool                                                                         

 


Suite des travaux...

Le facteur m'a apporté un joli colis très attendu : deux pieds de rosiers grimpants "Ghislaine de Féligonde" ! Alors, comme ils sont à racines nues, tout de suite à l'oeuvre !

Creuser, enlever des vieille racines, enrichir la terre, puis, il ne reste plus qu'à attendre....

 
 

Et voilà ce qu'on devrait obtenir : un beau grimpant (3 m), sain et vigoureux, bien remontant, qui devrait résister aux intempéries et aux maladies... Ghislaine de Féligonde est une obtention de Turbat (France) qui date de 1916 (année de naissance de ladite Ghislaine...) et qui a donc fait ses preuves depuis bientôt 100 ans ! Il s'agit d'un hybride de Multiflora. Le voici en photo (internet) :

Quant au bouleau pleureur (betula pendula Youngii) dont je t'ai parlé la dernière fois, il est aussi planté, aligné dans la perspective de nous cacher de la vue de la route : 

Hier, j'ai nettoyé le point d'eau et réinstallé la pompe qui active la cascade. Celle-ci est alimentée par un petit  panneau solaire qui est camouflé à l'arrière des rochers. L'endroit plaît bien aux crapauds, depuis deux nuits, ils nous font la sérénade ! 

Et voilà, à très bientôt pour une petite surprise de Pâques ... 



Oui, oui, j'suis toujours là.....

Voilà, il fait un peu meilleur, alors tout à coup, ça démarre : tout se met à bourgeonner au jardin, et on a envie de tout faire à la fois ! Il reste à finir la taille des rosiers, à nettoyer les platebandes de vivaces (mais pas encore trop, gare au gel tardif !), à préparer le point d'eau pour qu'il soit prêt à accueillir les mamours des tritons et autres crapauds, et surtout, à donner un petit air printanier à la maison. C'est lancé ! Va falloir harmoniser tout ça :

Voilà ce que ça donne, avec de jolis petits oxalis, quelques traditionnelles viola cornuta, et une plante à minuscules fleurs blanches (pas pu la déterminer, help !)

 

Et puis, il y a l'histoire de mon pinus mugo, qui non seulement s'est fait boulotter par des chenilles les deux étés précédents, mais dont une branche maîtresse s'est cassée cet hiver sous le poids de la neige, ce qui a entamé le tronc jusqu'au coeur. Il a donc fallu se résoudre à l'abattre. J'ai dû appeler Mr. Homme-Dream à la rescousse, pasque hein, on a beau être une grand-mère pleine d'énergie, parfois il faut un peu plus de biceps ! Alors voilà, on s'y est mis :

    

Demain, un ami bûcheron vient "dessoucher", il est bien mieux équipé que nous...   parce que tu comprends, je veux faire place nette pour remplacer ce pin : il me faut un nouvel arbre pour les petits oiseaux, le bruit du vent dans les feuilles, et l'harmonie du paysage ! Après avoir tergiversé longtemps sur l'essence que j'allais choisir, je me suis finalement décidée pour un bouleau pleureur (betula pendula Youngii) : on peut le limiter à une hauteur raisonnable (dès qu'on ne le tuteure plus à la verticale, les branches se mettent à "pleurer" et la flèche s'incline), il prend une forme très esthétique, et son ombre est légère, ce qui est important à cause des platebandes adjacentes. De plus, il supporte facilement les sols calcaires. Le rêve, quoi ! 

Alors, on s'est mis en piste (merci Mr Homme-Dream, qui a sacrifié sa virée en VTT !) pour trouver "le" bouleau : la jardinerie la plus proche n'en avait qu'un, et je ne le trouvais pas assez équilibré. On est donc parti chez un pépiniériste, et puis zut, il n'en avait que deux : un bizarroïde formé artificiellement en parasol, et un splendide, mais arrêté petit à 1m 50, ce qui ne me convenait pas. Un quart d'heure avant la fermeture, nous sommes arrivés à mon garden center préféré, et voilà que je l'ai trouvé : juste la bonne taille pour bien démarrer, bien formé, et cerise sur le gâteau, plus avantageux qu'ailleurs. Allez, on l'embarque !

Heu..... l'est un peu long ! Le gentil jardinier, pour ne pas qu'on casse de branches, nous l'a enfilé dans un manchon en plastique en grimpant sur une échelle. Les gens autour se marraient !  Et il a fallu le charger dans la voiture : après moultes tentatives et versions différentes d'inclinaison des sièges (environ 20 minutes d'essais...), il a été casé ! Voyage retour mollo, moi assise à l'arrière en tenant un balai à neige coincé dans le capot du coffre pour qu'il ne retombe pas... fallait pas le décapiter, mon betula, quand même ! Sac en plastique en guise de drapeau rouge, et mouchoir blanc bordé de dentelle pour attacher les branchilles qui dépassent.... (c'est tout ce que j'avais sous la main)  Un vrai Comic (s)trip !

Voilà, nous sommes arrivés à bon port ! Il ne reste plus qu'à planter (demain...)

Pour arrêter de te "barber" avec mes histoires de bouleau, je t'offre encore quelques hellébores orientales :

On a bien bossé, non ? Bonne semaine à tous !

 

 


La Suisse, ce pays exotique !

En attendant qu'ici le jardin se réveille péniblement, je te présente le coin le plus "exotique" de Suisse : les îles de Brissago. Brissago se trouve sur la rive nord du Lac Majeur, dans le canton du Tessin, qui forme la frontière avec l'Italie. Regarde comme c'est joli :

 

Des bateaux-navettes relient régulièrement le village aux îles, que l'on voit ici se profiler dans le lointain :

 

Si tu veux poursuivre la visite, clique sur "suite"...

 (Suite)

Le clivia de ma grand-mère...

Il y a bien des années, au décès de ma grand-maman, j'ai récupéré son clivia que je connaissais depuis ma tendre enfance. Je n'en avais jamais cultivé jusque là. Alors, comme c'était un souvenir, je n'ai pas eu le courage de le mettre au frais et au sec l'hiver de peur de le perdre. Conséquence, il n'a jamais fleuri.

Et puis un jour, une voisine m'a offert un rejet du sien, et j'ai tenté le coup avec lui. Cette année de nouveau, il m'offre une belle tige florale :

   

Le clivia, ici le clivia miniata, est originaire d'Afrique du Sud. Comme il n'est pas rustique, il faut chez nous le cultiver en pot, le mettre dehors l'été à la mi-ombre lumineuse, et l'hiverner dans un local frais ( 6-12° ) en arrêtant pratiquement l'arrosage. Ses racines charnues, sous forme de rhizome, lui servent de réserve. 

Tous les 3-4 ans, il faut le rempoter, ou au moins bien surfacer le terreau. Il lui faut un substrat bien drainé et aéré, mais fertile. 

Si tu veux le multiplier, il faut prélever un de ses rejets ou alors, avec de la patience, planter les baies que forme la fleur lorsqu'elles sont mûres (il faut environ 9 mois !) dans un substrat humide. Mais dans ces conditions, il faut attendre au moins 4 ans pour que la plante fleurisse... Avis aux amateurs patients !

Un dernier détail d'importance si on a des enfants ou des animaux : la sève du clivia est très toxique ! 

J'ai découvert de magnifiques clivias à Malaga, dans un splendide jardin botanique où ils se multiplient spontanément en sous-bois. Regarde, si c'est pas beau !

 

 

Si tu veux encore quelques vues exotiques, clique sur suite !

 

 (Suite)